Ultra du pas du diable 2019, abandonner n’était pas vraiment possible !

À 23:58 ce vendredi 26 avril 2019 était donné le départ de l’Ultra du Pas du diable, un ultra de 127 km dans la magnifique zone de jeu du parc des Cévennes. De l’escalade, des grottes, un abîme, des rivières, un lac, des villages magnifiques, mais surtout des points de vue dans le brouillard, des sommets plus que ventés, le tout copieusement arrosé. Bref, une météo d’enfer pour El Tocardo, rompu à la douceur des mois d’avril de Seine et Marne. Détails d’une randonnée en enfer pour une première participation sur un ultra (trail de plus de 115 km selon la définition officielle ITRA).

Publié le lundi 29 avril 2019, par Denis

Mais pourquoi ?

Mes objectifs en 2019 sont multiples, mais le Grand Raid de Réunion est sans doute le plus marquant. Afin de le préparer au mieux, et de lever les incertitudes quant à ma capacité à passer 2 nuits sans sommeil, tout comme celle de gravir des cotes de plusieurs km d’affiliée sans souffrir plus que de raison, je décide donc de m’inscrire à cette épreuve suffisamment longue et raide : l’ultra du pas du diable. Un nom sympa, évocateur. 7.000m de D+ annoncés, rien de terrible, pour le montagnard buxangeorgien renommé que je suis (le sommet culminant dans le coin est à 136m d’altitude, le plus fort dénivelé à 20km à la ronde est de 76m D+), mais bon, tout de même, sur le papier, cela en impose un peu. Gloups. Mon objectif : être finisher, pas de chrono visé, je table sur une durée de course de 24 heures.

Profil de la course 127 km, édition 2019
Profil de la course 127 km, édition 2019 © UPDP

A une semaine du départ, les organisateurs publient un post sur Facebook, cette année, le parcours sera rallongé de 3.5km, une parcelle forestière étant rendue inaccessible. Un détour s’impose. Ben, pas grave... Quand on aime... Au final, cette plaisanterie, avec mes pertes de traces du parcours sera mesurée à 133.7km sur mon GPS.

Un tocard en méforme...

© El Tocardo déjà raplapla avant le départ, ça promet...

Depuis l’éco-trail de Paris de mars dernier, je souffre sur mon flanc gauche, une chute mal évitée. Cela va déjà bien mieux, je peux courir, mais la douleur reste présente. Avec les endomorphines secrétées, la douleur disparaît après une heure de course. J’attendais cette échéance de mon premier ultra trail avec angoisse. Vais-je y aller ? A quoi bon ? Mon ostéo m’a confirmé que 3 cotes sur mon flanc gauche restent bloquées en phase d’inspiration, d’où ces douleurs. Le cartilage aurait bougé lors de ma chute, des craquements significatifs lors des manipulations... Pas bien grave, j’avais peur que cette douleur soit liée à mon foie, que j’imagine situé dans cette zone. Les errements de l’autodiagnostic :). Si cette douleur me réveille encore parfois la nuit, je passe au global de bonnes nuits depuis au moins une semaine.

Parc des Cévennes : une météo acceptable affichée la semaine précédente

Mon critère pour savoir si j’allais à cette course était la météo. Hors de question pour moi d’aller affronter des conditions météo dantesques pour rien. Le coin est réputé pour sa météo capricieuse avec notamment des vents terribles. Ma décision est prise, l’épisode pluvieux devant se terminer la veille, le jeudi ! Let’s go ! Descente le jeudi, direction Millau. J’arrive à l’hôtel sous une averse de grêle. Le décor est planté. Cela va être une tuerie.

Retrait des dossards le vendredi après-midi

J’avais pourtant de bons souvenirs de cette région, après les 100km de Millau en 2017, et le Grand Raid des Templiers en 2018, deux courses durant lesquelles le plaisir était au rendez-vous. C’est comme un pèlerinage.

Je loge à l’hôtel de la poste à La Cavalerie, une citée templière. Mince, je ne le savais pas, je n’ai pas amené mon déguisement :) Le patron de l’hôtel est un athlète, l’accueil est tout de suite ciblé, il voit mon profil et se doute bien que je ne viens pas dans le coin pour visiter les caves de roquefort. Le plat du menu est remplacé par une bonne assiette de pâtes, excellentes. Je rejoins St Jean du Bruel pour récupérer mon dossard et faire vérifier le contenu de mon sac à dos. Au final, pas de contrôle de sac comme annoncé, il serait effectué durant la course. Il me manque le strapp demandé dans la liste d’éléments obligatoires. Le strapp ne figurant pas sur la liste officielle du règlement de la course, je ne m’inquiète pas plus que cela. Je reconnais volontiers que je ferai quand même mieux d’en avoir... Mais bon.

Stratégie de course

Une fois n’est pas coutume, je décide de partir sur la réserve, les 130 bornes officieuses, annoncées par le speaker lors du retrait des dossards, me font un peu flipper. Je n’ai pas le mental de "warrior" habituel, quand la forme physique n’est pas là, le mental n’est pas au top non plus. Je me sens diminué. De toutes façons, le profil du parcours grimpe direct, dès le départ, ce qui empêche de prendre de la vitesse.

Top départ à 23h58

Il caille. Nous attendons depuis 30 minutes au chaud dans la salle des fêtes de St Jean du Bruel, je bois un café en attendant. Le speaker nous demande de sortir au froid (6 ou 7 degrés ?). Après un feu d’artifices, nous descendons au centre du village pour prendre le départ, musique, fumigènes, et scène théâtrale sont au rendez-vous. Pas mal ! Les athlètes sont tendus. Je grelotte, j’ai froid. Cela commence bien. Il ne pleut pas. La première averse est attendue vers 2 heures du mat. Patience. Feu ! C’est parti.

Je pars au trot. Mon sac à dos appuie un peu trop fort sur mes cotes sensibles, je desserre la sangle, cela va mieux, mais ça ballote à l’arrière. Pas grave, 130 bornes comme ça, ça va passer vite :) Et puis c’est tout de suite la première cote, pas encore une monotrace, mais pas trop large. Je suis la file de coureurs. La cote redouble, monotrace, ça patine, la terre est trempée, les pierres glissent, ça bouchonne. Je respire. Les hormones font leur boulot. Je ne sens plus ma douleur aux cotes. Je n’ai plus froid. La première descente, je sers mon sac à dos, ça glisse. Les premières gamelles. Je joue au singe, j’attrape les branches des arbres.

Le seul tocard équipé de bâtons et qui ne s’en sert pas, c’est qui ?

La très large majorité des coureurs est équipée de bâtons, je dirai, au doigt mouillé dans les 90%. Mais un seul tocard est équipé de bâtons mais ne les utilise pas, c’est moi ! Et oui, je souhaite me placer dans les mêmes conditions qu’au GRR, donc pas de bâtons. Mais alors pourquoi les porter ? Ben oui... Juste au cas où.

Des averses de 1h à 6 heures du matin

La première averse arrive plus tôt que prévue, même pas mal. Ma veste chaude, non étanche, tient bien le choc. Je ne suis pas trempé. Et puis... Cette pluie ne cesse de redoubler. Cela devient rapidement pénible. Après 2 heures de course, je trouve le chemin ennuyeux. La nuit, aucun paysage à regarder, je ne vois que les chaussures du coureur me précédant... Je décide d’utiliser mes bâtons. J’aurais l’air moins bête.

Arrivé au 19e kilo, la première distraction, un mur d’escalade

Après 2h30, j’arrive au "mur d’escalade". Un bien grand mot pour gravir les 3 ou 4 mètres de paroi rocheuse, mais bon, pour un Seine-et-Marnais, c’est de la montagne ça :) Une corde permet de franchir cette paroi. Fier de mon exploit, je ne tombe pas. J’en profite juste pour ajouter une égratignure à mon genou gauche, histoire de me faire un souvenir gratis. La traversée de la grotte qui suit est distrayante, sans plus.

Prochaine étape : l’abîme de Bramabiau

A l’approche de la distance marathon (6h de course), la traversée de cet abîme de Bramabiau est juste sublime. Une rivière souterraine (bonheur, c’est son nom !) que nous allons suivre. Une traversé grandiose. Mais que d’eau ! Froide ! Nous ressortons à l’air libre sous une nouvelle averse, l’ambiance euphorique retombe bien trop rapidement. La galère reprend.

Le jour se lève

Un pur bonheur, la fin de cette nuit interminable. Le jour se lève rapidement. Bizarrement, le balisage devient moins visible que durant la nuit. Je cherche les balises dans la végétation. La peur de me planter de tracé, avec la fatigue. Afin d’éviter de me retrouver seul, je m’accroche dès le moindre groupe de coureurs. Et puis, le moral flanche, cette pluie, ces chemins... Ce brouillard. Ce vent. J’en ai marre. Aucun plaisir.

Ma décision est prise, je vais abandonner au 60e kilo

Mon objectif a changé. Comme je me l’étais promis, si les conditions météos ne s’améliorent pas, je vais abandonner à la base de vie à Dourbies. Avec la pluie, maintenant c’est le froid et le brouillard. Je pense avoir de la fièvre, fatigue ou pas, je n’en sais rien. J’en ai plus que marre, je ne prends aucun plaisir sur cette course. Je trouve le tracé monotone, les conditions météos plus que chiantes... Bref le moral est au fond de mes chaussettes trempées. C’est nul.

Arrivée à Dourbies, la fin du calvaire. Je retire mon dossard

Ouf, enfin Dourbies. Après 9h45 d’effort, j’arrive à la fin de ce mélodrame. Je vais lâcher l’affaire pour préserver mon intégrité physique. Dourbies, c’est la base de vie. Nous sommes au chaud, assis dans une salle des fêtes, bondée. J’accède à mon sac de change. Je demande naïvement à quelle heure est la prochaine navette pour St Jean du Bruel. "Hein ? Des navettes ? Ah mais non... Faut trouver quelqu’un pour redescendre !". Plusieurs coureurs attendent sur le côté pour trouver un chauffeur. Je sens le plan foireux arriver gros comme une maison. On me demande d’attendre. La prochaine voiture étant déjà complète. Ok, ok. J’attends. Le taux d’abandon de la course est proche des 50%.

J’en profite pour me changer. Mettre du linge sec, cela fait un grand bien. Je me change presque totalement. J’avais prévu de changer de chaussures, et cela fait un bien fou. Des chaussures sèches. Je revis. Pendant l’attente, j’en profite aussi pour manger. Je cède à la proposition qui m’a été faite de prendre de la soupe. Et franchement, grande et bonne surprise. Je la trouve excellente.

Dans tout ce brouhaha j’observe tous ces coureurs. Nombre d’entre eux ont des assistances, aux petits soins. Je déguste ma soupe, tel un damné, face à un chien adorable, attaché à sa laisse à la porte de sortie de cette salle des fêtes. Il ne cesse de me fixer, je crois comprendre qu’il voudrait que je le libère pour qu’il puisse bouger. Je réalise de mon côté que je ne rêve que d’une chose, ne plus bouger. Serais-je plus heureux si j’étais un chien ? C’est à ce moment que je réalise que ma fatigue est déjà grande pour en arriver à ce type de réflexion.

Un nouvel appel est effectué pour trouver un chauffeur dans la salle... Mais toujours rien pour moi. Ok, cela me gonfle. Je ne vais pas passer ma journée à attendre... La soupe m’a redonné du courage, ce repos imposé a ravivé de nouvelles forces en moi et ce chien m’a convaincu :) Après une heure passée à attendre, décision est prise. Je reprends la course et advienne que pourra ! Quand on a la possibilité de se bouger, on le fait. Unleash the beast ! La pluie s’est arrêtée. C’est décidé, je repars à pied ! Get this shit done !

Nouvel objectif : Amessas, 90e km

Comme par magie, les arguments en faveur de la reprise de la course se bousculent dans ma petite tête. C’est crétin d’abandonner avant les 2 épreuves majeures de cette course, dont une cote de 6 kilomètres de long, suivie par une descente de 6km... De quoi se bouziller les quadris pour plusieurs semaines ! Chic ! Il ne faut pas rater ça ! Je mettrai 7 heures pour parcourir ces 30 prochains kilomètres. Une allure de sénateur. Rien n’a faire du résultat, j’estime être parmi les derniers de la course. Je ne vois plus personne. Erreur de ma part, car avant mon arrêt d’une heure à Dourbies, pensant être dans les derniers, j’étais dans les 40e de la course.

Amessas, sous une pluie battante

La météo durant l’après-midi sera bien plus clémente que celle du matin. Nous apercevons même, de temps à autre, un rayon de soleil. Nous alternons entre le grand frais des sommets ventés, et la chaleur relative des vallées. Mon arrivée à Amessas se fait lors d’une averse typique d’avril, des grosses gouttes orageuses. Je suis rincé en moins de 3 minutes. Bizarrement, je n’évoque plus l’abandon de course. Je suis convaincu d’aller au bout. Je reprends de la soupe, et bois du coca. Comme quoi... Tout est possible. Je décide de mettre ma veste de pluie pour la première fois de la journée (restée dans mon sac à dos jusque là... Ne cherchez pas à comprendre la logique, il n’y en a pas...), avant t’entamer la plus grande cote de la course. Évidemment, comme j’ai mis maintenant ma veste de pluie, il ne pleuvra plus vraiment de la journée. WTF !

Le balisage est semé à tous vents...

Avec ce vent, sur les crêtes et sur les flancs du relief exposés, le balisage ne résiste pas toujours. Quelques errements de parcours sont alors inéluctables, le manque de lucidité due à la fatigue n’arrangeant rien. Quelques centaines de mètres en plus. Rien de bien grave. Le moral n’est pas atteint.

Ravito de Alzon, 106,5 Km, PSG-Rennes, une incroyable victoire

Arrivé au ravito d’Alzon, c’est une ambiance de folie. Il fait déjà de nouveau nuit. L’apéro est servi. Le match PSG-Rennes est diffusé sur un écran géant dans le gymnase. Je regarde Macron en train de saluer un à un les joueurs avant le début du match. Un retour à la vie réelle. Un choc émotionnel. La soupe aux légumes comme remontant, je suis devenu fan. Je repars tranquillement, avec la certitude de terminer cette épreuve, comme libéré d’un poids, la frontale allumée. Il ne me reste qu’une vingtaine de bornes, et dire que cela peut prendre plus de 4 heures :). Je ne serai pas hors délai, la barrière horaire est de 34 heures pour cette course. Les larmes sont proches... Mais je tiens bon.

Dernier ravito de Sauclières, 117e km, que l’on en finisse !

Le dernier ravito du parcours sent déjà la victoire. Même si 8 à 10 bornes sur ces chemins restent une souffrance, cela commence à sentir l’écurie. Never give up !

Panne de frontale, seuls dans la nuit, le diable est aussi dans les détails

Parce que l’épreuve en elle-même n’est pas suffisamment difficile, le matériel s’y met également. La nuit, sans frontale, dans la forêt, avec toutes les racines, les pierres, ce n’est pas évident. Mon compagnon d’infortune, depuis quelques dizaines de kilomètres, Valentin, est reparti avec moi lors de ce dernier ravito avec une frontale non rechargée. Avec cette seconde nuit, ce qui devait arriver arriva. Panne de frontale. Bilan, il se retrouve sans lumière. Et nous sommes que nous deux. Autant dire que l’enfer se confirme. je le précède, nous effectuons quelques centaines de mètres... Mais avançons plus qu’au ralenti. Fort heureusement, deux coureurs nous rattrapent, dont un avec une frontale de grande qualité. Un véritable projecteur ! A nous quatre, puis bientôt 5 nous formons une belle colonie de vacances. Objectif : survivre à cette épreuve ! Let’s go !

Une fin de parcours ubuesque

St Jean du Bruel en vue ! Youpi ! la fin de l’enfer ? Et bien non ! Bim, encore une cote, nous faisons demi-tour (enfin ce qui nous semble être un demi-tour) et remontons dans la forêt ! Je pense alors que nous nous sommes plantés de chemin, nous sommes repartis sur le chemin du départ. C’est reparti pour 130 bornes pensais-je sans y croire vraiment. Mais les traces de pas au sol sont légères, ce ne peut être le cas... Au final, nous sommes bien sur le bon tracé, pas d’erreur de notre part. Un dernier pont à passer (ici, visiblement ils passent tous sous le pont, dans la rivière, et non pas dessus...) et puis quelques centaines de mètres dans le lit de la rivière, cryothérapie offerte par l’organisation, et c’est transi de froid que l’on peut savourer la vision de l’arche d’arrivée !

26 heures de course

Après 26 heures de durée de course, je suis évidemment super content d’arriver. je fais mon petit sprint avant l’arche, Ne voyant personne à l’arrivée, je réalise qu’il est 2 heures du matin, et que cela est bien normal. Déception tout de même de ne pas pouvoir conserver une photo de cette arrivée, mais bon... Je n’ai même plus la force de lâcher quelques larmes. J’aurais aimé pourtant célébrer cela ainsi.
Le repas d’après course est pris dans la salle de fête, avec la bière offerte. Les pieds trempés. Je rentre à mon hôtel, il est 3h50 du matin. Je prends une douche au maximum de la chaleur supportable. Je sens le froid jusque dans mes os. Je me réveille à 8 heures, pour aller au p’tit déj. J’ai encore 670 bornes à faire pour rentrer à la maison... Arrivé à la maison sain et sauf à 18h30. Fin du WE.

Bilan

Sans prépa spécifique, ça passe donc, mais c’est juste. En étant diminué, cela a été une bonne galère, mais l’essentiel est là. Je suis survivant. Un voyage au bout de moi-même. Je suis au final hyper content de ne pas avoir abandonné au 60e. Je l’aurai regretté, c’est évident. Une épreuve difficile car très peu de parties peuvent être vraiment courues par un coureur de mon niveau. Montées et pentes assez raides s’alternent sans cesse. Je me suis prouvé que je pouvais faire 70 bornes au mental, essentiellement en marchant. Un bon point pour le GRR. Au final donc, une excellente sortie d’entraînement, bien plus profitable pour le mental que pour le physique. Je me suis préservé physiquement du début à la fin. Le dénivelé (7.000D+) n’est pas un souci. 26 heures de course, soit une moyenne horaire de 5km/h, est assez pathétique pour un coureur à pied. J’ai du marcher près de 80% du temps. Au final, ce n’est pour moi pas une course à pied, mais belle et bien une randonnée. J’ai battu ainsi mes records perso de durée de course, de D+, de distance de course, ainsi que de litres de soupe consommées en 24 heures.

Remerciements aux bénévoles, aux organisateurs et à ce chien

Avec cette météo taquine, les signaleurs étaient le plus souvent dans leur voiture, à l’abri de la pluie, moteur allumé, pour le chauffage et pour nous diriger avec les phares lors des croisements de routes. Les bénévoles ont plus de mérite que les coureurs. Attendre pendant des heures dans ce froid... Je préfère encore marcher :) Je reste admiratif pour leurs efforts et les remercie vivement. Bravo !

Un grand merci également aux organisateurs de cette épreuve, un peu trop taquins sur le choix du tracé à mon goût (non, je n’aime pas me faufiler dans les tuyaux d’écoulement sous les routes, ni passer sous les ponts, ni grimper sur les collines juste pour faire plus de D+...). Des magnifiques souvenirs que je garderai au plus profond de moi. Mais je ne suis quand même pas certain de revenir l’année prochaine :) Et enfin merci pour avoir amené ma veste trophée du trail du roc de la lune directement à l’hôtel, full service, bravo !

Enfin, je remercie vivement ce chien à Dourbies, pour son regard insistant, ses yeux humides, semblant être le miroir de mon désespoir. Sans doute motivé de son côté par sa volonté de laper mon reste de soupe, je l’ai pris comme un message d’incitation à ne pas m’apitoyer sur mon sort. Quand on veut, on peut... Ouaf... Ouaf... aussi. Bien à toi le chien. C’était aussi ton temps ce week-end. Un temps de chien...

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